perdre le temps.

Il n’y a pas de raisons de vivre comme je vis, il n’y a que la plaine vaste, le seul horizon qui demeure, mais une plaine morne, une version du monde, ou son image la plus exacte.
Je pourrais mourir en prononçant cette phrase d’Ossip Mandelstam : « Je ne suis le contemporain de personne. » Ce serait ma dernière occasion de perdre le temps.
À vrai dire, je ne suis pas même mon contemporain.
Je me devance.

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Classé dans Littérature

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