Versions, § 33. Traité de disparition.

En disparaissant sous les livres, ce qui est certainement le vœu le plus cher d’Enrique Vila-Matas, il me semble que nous perdrons de vue la vie, qui a certes quelque chose à voir avec la littérature, mais dont le cours s’échappe toujours des livres, et nous permet d’échapper aux livres ainsi qu’à toute la culture qu’ils portent avec eux. On me répondra qu’on ne peut pas fuir sa culture. C’est donc qu’il est moins souhaitable de disparaître que de faire le vide.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Littérature

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s