Versions, § 104. Le démon de l’histoire.

On estimera peut-être que le jugement de Carl de Nemidoff est trop catégorique pour être pris au sérieux, mais il suffit de voyager dans telle ou telle contrée post-féodale pour se rendre compte par soi-même que l’histoire ne suit nul cours défini et qu’elle n’est, au contraire, que la somme d’événements contingents que des esprits intéressés à une cause plutôt qu’à une autre essaient de couler dans le fleuve d’un grand roman national. Si une telle version de l’histoire était la bonne, ce dont on peut légitimement douter, il faudrait notamment s’efforcer d’expliquer la place que ces attractions touristiques occupent dans une semblable épopée. Explication à la suite de laquelle on serait bien obligé d’admettre que le démon de l’histoire est un comique.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Littérature

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s