Versions, § 109. Secondes natures.

Je me souviens qu’au moment d’étrangler Osvaldo Scaremberg, il avait subitement ouvert les yeux. J’avais arrêté mon geste parce que, dans son regard, je ne lisais pas le reproche, mais plutôt une profonde empathie, comme s’il comprenait ce que j’étais en train de faire. Au moment où j’allais reprendre courage et en finir avec lui, il me dit : « Je sais bien qu’on ne se débarrasse pas des fictions aussi facilement qu’on le voudrait. Elles finissent par devenir une seconde nature, tout un environnement de secondes natures, en fait, duquel nous ne sortons plus jamais. »

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