Versions, § 135. Désertion d’Osvaldo Scaremberg.

 Depuis des nuits, je dormais sans Osvaldo Scaremberg. Peut-être que les aventures liées à ma double vie l’avaient lassées ou qu’il en avait pris ombrage. Je ne sais pas. Toujours est-il qu’il ne se manifestait plus. Et le vide entre nous grandissant, je me sentais de plus en plus seul, comme si quelqu’un me manquait, ou mieux encore : comme si tout un pan de mon imagination, qui se vidait progressivement d’elle-même, se répandait en dehors de moi sans que je puisse m’en saisir. On aurait pu expliquer ce phénomène en disant que je ne rêvais plus, mais l’on n’aurait pas même effleuré alors l’ampleur du désastre qui me menaçait si Osvaldo Scaremberg ne consentait pas à me rejoindre au plus vite.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Littérature

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s