Versions, § 137. Le cours des choses.

Dans les intervalles qui séparent une pensée d’une autre — des intervalles qui semblent parfois immenses et dont, néanmoins, il ne demeure presque jamais la moindre trace —, la possibilité de se perdre, la possibilité de ne jamais parvenir à sortir de l’intervalle vierge ou de la vue aveugle, est ce qui, paradoxalement, nous maintient en vie. Ce n’est pas un danger, on pourrait dire : c’est simplement ainsi que les choses vont, et suivent leur cours de choses.

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Classé dans Littérature

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