Versions, § 196. Larmes inexistantes.

J’ai été réveillé par une voix qui appelait un certain M. Wilhelm Matias (ai-je bien compris son nom ?) à la porte d’embarquement numéro 17. Et moi, au lieu de le suivre et de prendre le premier avion pour n’importe où, je suis resté assis durant plusieurs heures encore. Il me semblait que j’attendais que quelqu’un vienne me chercher, mais personne n’est venu. J’ai songé que je désirais une femme qui n’existait pas, et je me suis senti vide. Je n’ai pas pleuré ; pourtant, c’est bien tout ce que je pouvais envisager de faire.

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