Versions, § 200. Paroles de mort.

Je ne dirai pas où j’ai atterri. Ni même si seulement j’ai atterri. Cela n’aurait pas de sens. On peut me considérer comme vivant. On peut me considérer comme mort. Tout ce que je sais à présent, à présent que j’ai perdu pour toujours la femme bleue et inexistante que j’aurais voulu embrasser, et baiser ses lèvres, pour toujours, et baiser son corps, pour toujours, c’est que tout ce que je dirai pourra être tenu pour les paroles d’un mort. Comme c’est romantique. Comme c’est romantique, prétendons en effet qu’il en est ainsi.

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Classé dans Littérature

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