seule façon de vivre avant de disparaître.

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Seule façon de vivre avant de disparaître
laisser le temps qui passe s’effacer.
Comme nul n’y échappe il n’y a pas d’effort
ni quiétude ni inquiétude
peut-être une attention ou une position dans l’espace
quelque chose légère qui ne passerait pas pour de la discrétion
quelque chose légère que tu pourrais aimer
et vouloir faire à nouveau.
Je m’arrête
et je pense à ces deux mots

— « à nouveau » —

comme s’ils allaient tous deux disparaître
aussi.
Nous sommes toujours dérangés
— comme en ce moment où cette inaudible manifestation passe — cris sur le boulevard —
si nous sommes toujours dérangés à quoi bon nos attentions ?
À faire diversion ?
Seule façon de vivre avant de disparaître
laisser le temps qui doit passer
laisser ce qui doit s’effacer.

(*) Texte écrit pour ||||.
|||| = Guillaume Collet : machines \ Emmanuel Boeuf : guitares \ Jérôme Orsoni : textes

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Classé dans Littérature, Musique

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