le matin, un matin.

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Ai-je l’air d’une tombe
ou bien d’un grave
à la chute entraînée par la fin d’une histoire
la fin d’un amour
la fin d’un séjour ?
À quoi pensent-elles sinon au mal
les colonnes dressées parmi les toiles tissées
froissées ?
Elles gardent tout le souvenir
le matin.
Je pourrais te dire

— « ça ne fait rien » —

mais il y a longtemps déjà
que nous ne pouvons plus y croire.
Aussi laissons ce que ça fait.
Pendant un temps au moins
restera encore demain.

(*) Texte écrit pour ||||.
|||| = Guillaume Collet : machines \ Emmanuel Boeuf : guitares \ Jérôme Orsoni : textes

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Classé dans Littérature, Musique

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