à quoi passes-tu le temps ?

18

Il n’y aurait plus que le ciel
et la lueur exacte d’un jour de pluie
ou l’impression plus vague peut-être
que quelque chose quelque part enfin.
Dans la lumière claire autant que grise

— est-ce seulement possible ? —

pour l’amour des éclipses
pour l’altitude des mains
pour la pression des sphères
pour la passion de rien

affecter encore demain.
Ensuite un peu à peine avant la fin
au-dessus là dans la demeure floue
où toute chose devient toute chose
les courants halètent
les aires cesse d’être prêtes.

Et toi alors, à cheval sur la mort, à quoi passes-tu le temps ?

 

(*) Texte écrit pour ||||.
||||
Guillaume Collet : machines
Emmanuel Boeuf : guitares
Jérôme Orsoni : textes

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Classé dans Littérature, Musique

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