la colonisation de l’imaginaire.

la mort est son visage (Roma, 2013)

tout de suite après la énième fin du monde
nous autres en assemblée difforme
parmi les ombres bâtardes et les spectres surannés
admirons la confiance de notre gesticulation

oh ! comme ce qui brûle est paisible et comme la vie est belle
colonise mon imaginaire colonise mon imaginaire

et les cils au bout de nos paupières closes
qui s’étendent tout autour sans fin
parmi les milices blêmes et les passions tristes
décrivent à la rigueur le rayon de notre action

oh ! comme ce qui brûle est paisible et comme la vie est belle
colonise mon imaginaire colonise mon imaginaire

au bout de nos forces quoi que nous y mettions
les doigts ou les mécanismes
parmi les vapeurs divines et les orbes débiles
arrachent à nous-mêmes cette pauvre libation

oh ! comme ce qui brûle est paisible et comme la vie est belle
colonise mon imaginaire colonise mon imaginaire

(*) Texte écrit pour ||||.
||||
Guillaume Collet : machines
Emmanuel Boeuf : guitares
Jérôme Orsoni : voix

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Classé dans Littérature, Musique

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