N’écoute pas. Fais quelque chose. 

Les médias de masse (c’est-à-dire : les médias qui forment les individus et les confondent en une masse informe à qui parler) parlent inlassablement des médias qui devraient ou ne devraient pas parler en fonction de l’air du temps de ce dont les médias parlent. Mais personne ne se demande pourquoi les gens écoutent, pourquoi ils continuent d’écouter malgré l’absence manifeste, évidente, d’intérêt, d’arguments, de sens. Personne ne se demande pourquoi l’air du temps souffle dans le sens de l’esprit du temps, dans le sens d’une désertification constante de l’esprit qui laisse l’espace libre à une succession de micro-événements médiatiques qui participent d’un entertainment généralisé destiné à remplir les esprits de la substance obsessionnelle du capitalisme. Et en un sens, on a raison de ne pas se poser cette question ; à condition de cesser d’écouter. Cesser d’écouter n’est pas alors un acte négatif, c’est la condition nécessaire pour que quelque chose se passe, pour reconquérir ta vie et interrompre la colonisation médiatique-capitalistique de ton imaginaire.
— N’écoute pas. Fais autre chose. Fais quelque chose.

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Classé dans Littérature, Théorie

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