Journal de Paris (3.2.16)

En lieu et place de style, trop souvent, les simagrées d’un mauvais écrivain qui cherche à attirer l’attention sur lui. (Naïveté du teenager en toi qu’il faut toujours s’efforcer de dépasser.)

Qui a dit que les rêves ne devenaient pas réalité ? Certainement pas ce monsieur d’un certain âge dont je me suis aperçu en le croisant tout à l’heure qu’il avait oublié de mettre son pantalon pour sortir. Un peu plus loin dans le caniveau, des pigeons étaient affairés à picorer le cadavre d’une souris ou d’un petit rat. Un peu plus loin encore, un orchestre de voitures de tourisme avec chauffeur a commencé son concert de klaxons. Ensuite, je suis allé acheter du chocolat à la grande épicerie de la rue de Sèvres.

À une mystique de la voix, préfère l’amour de la structure de la phrase ; son équilibre, son déséquilibre. Débarrasse-toi définitivement de la croyance en un style, multiplie les sources, les formes. Cherche toujours l’idée suivante, les yeux rivés sur ce tu n’as pas encore fait, n’existe pas. Oublie les origines et cherche de nouveaux destins, pas de la littérature en soi, mais des êtres qui peuplent les histoires que tu racontes. Considère en toute chose ce qu’elle rend possible.

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Classé dans Littérature

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