Journal de Paris (15.2.16)

J’ai écrit une phrase et puis, j’ai tiré un trait dessus. Pourtant, c’était une phrase intelligente. Je crois que c’est justement pour cette raison que je l’ai raturée. Non que je rejette l’intelligence (cela n’aurait aucun sens), mais je me méfie de toutes ces phrases qui ont l’air profondes et ne sont que des choses enflées et vulgaires, qui pointent du doigt ou mettent à l’index. — Tu fais la morale. C’est ainsi que tu es le plus mauvais des moralistes.

Faute, culpabilité, échec, défaite à défaut de santé, d’affirmation, de désir. Tu es perdu dans la grande forêt de mortifères et l’immense majorité t’ignore. Quelques-uns, je crois, te montrent du doigt en riant, mais de là où ils sont, ils ne distinguent pas le son de ta voix. C’est égal, tu n’as plus rien à dire. — Je cherche un titre pour le texte dont je parlais le 11.2.16. Comme je ne le trouve pas, je suppose que je divague, que je cherche des idées pour avancer, tout en espérant que ce qui me manque viendra de lui-même. Drôle d’idée.

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Classé dans Littérature

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