Journal de Paris (19.2.16)

La force du rêve, ce n’est pas l’ensemble des significations cachées dont on suppose qu’il les recèle, mais sa capacité à faire irruption dans le monde sensible, cet espace où nous avons nos habitudes et que nous croyons bien délimité. Il a moins une dimension fantasmatique (le rêve comme image de quelque chose d’autre que lui-même) que fantastique — par laquelle il peut parvenir à produire un changement de perspective.

Ma manie de compter les signes.

Hier, après y avoir pensé longtemps — après avoir surtout pensé à chaque fois que je n’avais rien à dire —, j’ai commencé à écrire ce que je présenterais à Martigues dans La fabrique du livre de Pierre Parlant. Je m’attache à une certaine discontinuité, je laisse les choses se faire, en quelque sorte, et cela demande beaucoup d’efforts, une grande disponibilité ainsi qu’une sérieuse distraction. Maintenant que j’ai commencé, je me dis que c’était simple, qu’il fallait simplement trouver un endroit d’où partir. J’ai choisi de ne partir de nulle part, du fait que je n’ai justement rien à dire.

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Classé dans Littérature

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