Journal de Paris (21.2.16)

Hier soir, sur le boulevard, j’ai cru entendre une voix m’appeler.

\\\\\\\

Peu importe que la question du sens de la vie soit une question ultime ou un problème métaphysique puisque c’est une question que, quoi que je fasse, quelle que soit à proprement parler ma vie, il faut que je (me) pose. Y répondre, c’est une autre affaire. C’est d’ailleurs l’affaire d’une vie.

Y a-t-il autre chose que ma vie, une vie dans laquelle elle se dissout ou dans laquelle il est possible de la convertir ? Ou bien est-ce cela qui nous a toujours déjà précédé ? — Avant ma vie, il y avait la vie.

Il n’y a pas de révélation. — Le nier, ou plutôt l’affirmer, revient à affirmer deux choses. D’une part, qu’il n’y a pas un sens unique pour toutes les vies possibles. D’autre part, qu’il n’y a pas un sens unique pour une vie, c’est-à-dire que la vie ne saurait s’arrêter le lendemain de la révélation, il faut continuer à la vivre. Or la vivre implique la possibilité de la découverte d’un nouveau sens.

4

La vie n’a pas cette forme-là.

(NdlCR, 7-10)

Advertisements

Poster un commentaire

Classé dans Littérature

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s