Journal de Paris (1.3.16)

Dans le rêve que j’ai fait cette nuit, j’observais une star internationale (un genre de multinationale unipersonnelle de l’entertainment) expliquer au bon peuple assemblé en admiration devant lui qu’il fallait sauver la planète. Tout le monde savait, ou (plus exactement) tout le monde aurait pu savoir, qu’il ne se déplaçait qu’en jet privé payé par ce même bon peuple en pâmoison, mais cela n’intéressait personne ; tout le monde voulait se souvenir de ce film dans lequel il était beau, et jeune, et qui les avait fait rêver alors qu’ils étaient encore adolescents (c’était il y a longtemps). Ainsi, rien que pour ses beaux yeux, ils voulurent sauver la planète. Mais au moment de décider par où commencer, il leur fallut admettre qu’ils n’en avaient pas la moindre idée.

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La question du sens de la vie est la seule question métaphysique : à supporter, à assumer, et à transformer.

Celui qui ne souhaite pas vivre ne révolutionnera jamais rien.

Rien n’est donné. Rien n’est écrit. Rien n’est révélé. Ne t’attends pas à une signification a priori ou a posteriori.

(NdlCR, 24-26)

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Classé dans Littérature

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