Journal de Paris (4.3.16)

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Le mal s’incarne sans doute bien dans la ruine (raison de la fascination qu’elle exerce sur les esprits romantiques qui sont particulièrement sensibles au problème du mal), au double sens de ce qui a été détruit et ce qui a été en vain.

Que le mal puisse prendre la forme « Tout ça pour ça » n’est pas de nature à nous rassurer, mais à nous rendre plus forts sans doute. Nous ne pouvons tout simplement pas nous abandonner.

La question du sens de la vie est d’autant plus importante que le capitalisme (c’est-à-dire : les marques qui s’adressent aux individus sous l’espèce du consommateur) se l’est accaparé. Or le capitalisme n’est pas une philosophie : il ne voit pas la vie sous la forme d’une question ou d’un problème, mais d’une réponse. La marque, le produit de la marque, l’image de marque que le produit transfère de la marque à l’individu consommateur est la réponse que le capitalisme apporte à la question du sens de la vie.

(NdlCR, 30-32)

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Classé dans Littérature

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