Journal de Paris (8.3.16)

La vie est complexe ; n’essaie pas de la simplifier.

Sur l’internet mondial, je vois passer une déclaration péremptoire qui invite à moins se poser de questions. C’est un journaliste qui dit ça en commentant la faute de ce comédien qui a avoué qu’il se posait des questions à propos de tel ou tel sujet (peu importe lesquels, de journaliste, de comédien et de sujet, à vrai dire). Et c’est vrai : quand plus personne ne se posera de questions tout sera tellement plus simple, plus con aussi, mais ça n’a jamais dérangé personne ; — du moins, pas ceux qui veulent à tout prix faire le bien de l’humanité.

C’est une preuve, si l’on veut, que la pensée contemporaine (ou le simulacre qui en tient lieu) est une vaste pétition de principe. Celui qui se pose une question n’est même pas d’abord suspect, il est toujours déjà coupable et ce, avant même d’avoir formulé une réponse.

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Classé dans Littérature

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